Dimanche de la Trinité
31 mai 2026 – Année; A
Ex 34, 4-9 ; Co 13, 11-13 ; Jn 3, 16-18
Partages d’Évangile des missionnaires
Gloire au Père, au Fils et à l’Esprit

La Trinité et le symbole du trèfle…Une tradition très répandue raconte que saint Patrick aurait utilisé le trèfle pour expliquer aux Irlandais l’un des mystères centraux du christianisme : la Trinité.Dans la foi catholique, longtemps majoritaire en Irlande, Dieu est un en trois personnes : le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Il ne s’agit ni de trois dieux distincts ni de trois parties d’un même Dieu, mais d’une seule réalité divine exprimée en trois personnes.Pour rendre cette idée plus accessible, la tradition raconte que saint Patrick aurait montré un trèfle à trois feuilles.Chaque feuille représenterait l’une des personnes de la Trinité, tandis que la tige unique symboliserait l’unité de Dieu.L’image est simple : trois éléments distincts réunis dans une même unité.
Il y a bien des allusions trinitaires dans les évangiles, spécialement au Baptême de Jésus, et dans le discours après la Cène ; mais jamais une formule aussi nette : « Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit ». Cette consigne de Jésus est liée au rite du Baptême : notre nom chrétien est un nom trinitaire. Mais plus qu’un nom, le Baptême nous met en relation personnelle, à la fois distincte et concordante, avec chacune des trois Personnes. Tout sacrement est donné au nom de la Trinité.
Quand nous nous signons, c’est au nom des Trois. Sur le corps du défunt, l’Église invoque la clémence du ‘Juge’ à l’égard du chrétien qui a été « marqué » du sceau de la Sainte Trinité. Toute la liturgie : du gloria en passant par le Credo, la préface du dimanche s’adressent séparément à chacun des Trois.

Jésus nous a tout dit sur Dieu : Dieu est Père ; Dieu est son Père ; donc il est le Fils en qui le Père se complaît ; il remet, en mourant, son Esprit au Père. Du Baptême à la mort, l’Esprit apparaît comme celui qui est le lien d’amour entre le Fils et le Père. Ces trois ne font qu’un : le Père et le Fils sont un dans leur Esprit commun. Et cette unité est celle de l’Amour. Car les relations qui distinguent et unissent les Trois sont des relations d’amour : l’image la plus rapprochante est celle de la famille où époux, parents et enfants vivent entre eux des relations très différentes, mais qui toutes tendent à unir, à souder les personnes par les liens de l’amour : Or Dieu est Amour.
De l’humanité de Jésus, nous sommes donc conduits par la foi à sa divinité : mais cette divinité, il la reçoit d’un Autre, à la manière d’un Fils, et la révélation du Père et du Fils nous conduit à la découverte de leur commun Amour, l’Esprit Saint.
Jésus ne s’est pas contenté de révéler le secret de la Famille divine, il nous a fait entrer dans son intimité, en nous permettant d’être reliés vitalement à chaque personne : « Par le Christ, nous avons accès auprès du Père, en un seul Esprit » (Ep 2, 18).

Dignité du chrétien : notre corps est vraiment le temple du Saint-Esprit, notre cœur est connecté à l’Amour même de Dieu. « Il suffit d’aimer » : si Dieu est Amour, nous ne pouvons le rejoindre qu’au terme d’une vie d’amour. « Celui qui aime est né de Dieu et connaît Dieu ». Tout amour vrai, entre fiancés, entre époux, entre frères, entre voisins et entre camarades, est une certaine ‘connaissance’ de Dieu, donc une intimité avec lui, une expérience de son amour. « Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, en nous son amour est accompli ».
Jean-Marie Quétier (diacre)