18ème dimanche du Temps Ordinaire

2 août 2026 — Année A

Is 55, 1-3 ; Ps 144 (145), 8-9, 15-16, 17-18 ; Rm 8, 35.37-39 ; Mt 14, 13-21

Partages d’Évangile des missionnaires

« Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés ».

L’Évangile de ce 18ème dimanche du temps ordinaire nous présente Jésus comme l’unique personne qui peut nous rassasier de notre faim. L’Homme-Dieu, il est capable de compatir à nos souffrances et il pourvoit à tous nos besoins : « En effet, nous n’avons pas un grand prêtre incapable de compatir à nos faiblesses, mais un grand prêtre éprouvé en toutes choses, à notre ressemblance, excepté le péché » (He 4,15).

Comme toute personne humaine face à la mort d’un proche, la mort de Jean le Baptiste n’a pas laissé Jésus indifférent : « il se retira et partit en barque pour un endroit désert, à l’écart ». Il a vécu cette épreuve dans l’intimité avec son Père. Comment j’accueille et vis le deuil d’un proche ?

Qu’en est-il du rapport de Jésus avec les foules ? La présence de Jésus attire et met les foules en mouvement vers lui en les poussant à quitter leur zone de bien-être : « Les foules l’apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied ». Leur mouvement témoigne qu’ils ont eu soif de Jésus ; ils ont reconnu qu’il est le Fils de Dieu et ont cru en lui. Jésus, devant leur foi et leur soif, leur manifeste sa compassion : « En débarquant, il vit une grande foule de gens ; il fut saisi de compassion envers eux et guérit leurs malades ».

Pourquoi les disciples se préoccupent-ils ? « L’endroit est désert et l’heure est déjà avancée. Renvoie donc la foule : qu’ils aillent dans les villages s’acheter de la nourriture ! » Quelle est la réponse de Jésus ? « Ils n’ont pas besoin de s’en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger ». Nous pourrions bien imaginer l’étonnement des disciples qui ont dit à Jésus qu’ils ont seulement cinq pains et deux poissons. Comment nourrir une foule avec seulement cinq pains et deux poissons ?

Pour les disciples, c’était impossible, mais pour Jésus rien n’est impossible. Il répond par un acte concret : « Apportez-les-moi. » « Puis, ordonnant à la foule de s’asseoir sur l’herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule. Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés. Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants ; on ramassa douze paniers pleins des morceaux qui restaient ».

Ce qui veut dire qu’il y en avait de surplus.

Jésus est le pain de vie. Il connaît tous nos besoins et lui seul peut nous rassasier de notre faim.

Il prend soin de tout l’homme, de notre corps par le pain quotidien, de notre âme par son enseignement et de notre esprit par le pain eucharistique. Le pain qu’il donne préfigure l’eucharistie, don gratuit de Dieu. Ainsi se réalise la prophétie d’Isaïe : « Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau ! Même si vous n’avez pas d’argent, venez acheter et consommer, venez acheter du vin et du lait sans argent, sans rien payer ». Celui qui est comblé pour l’amour de Jésus dans l’eucharistie peut crier librement avec saint Paul : « …rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur ».

Serge Orry OCGENOR, SMM