Dimanche de la Pentecôte
24 mai 2026 – Année A
Ac 2, 1-11 ; Co 12, 12-13 ; Jn 20, 19-23
Partages d’Évangile des missionnaires
Allons ! L’Esprit Saint nous envoie

Il y a cinquante jours, Jésus ressuscitait. Voici 10 jours, il disparaissait aux yeux de ses apôtres, c’était l’Ascension. Avant de les quitter, il leur avait dit : « Vous allez recevoir une force, celle de l’Esprit-Saint, qui viendra sur vous ; et vous serez mes témoins… ». La Pentecôte, c’est l’accomplissement de la promesse de Jésus. L’Esprit est envoyé, il vient, il est présent et il agit. Nous assistons à une nouvelle théophanie, nouvelle révélation de Dieu. Par les apôtres, Dieu s’adresse au monde entier, « Tous, nous les entendons proclamer dans nos langues les merveilles de Dieu » (Ac 2, 11).
Dieu se révèle dans le bruit du vent, tout comme pour le buisson ardent. Le bruit de la tempête fut tel que tous les juifs présents à Jérusalem en ce jour de fête vinrent voir ce qui se passait. Tous furent profondément stupéfiés. Une surprise incroyable les attendait : « Chacun d’eux entendait les apôtres leur parler dans leur propre langue. » Les uns aux autres, ils s’en faisaient réflexion : « Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans sa langue maternelle ? » Et d’énumérer toutes les contrées bordant la Méditerranée dont ils étaient originaires. Tel est le premier signe, le plus évident comme le plus spectaculaire de la présence de l’Esprit : des hommes séparés les uns des autres par un langage différent, cloisonnés dans leur individualité et entre qui les obstacles sont subitement levés ; ils peuvent communiquer sans contrainte, sans obstacle et ils se comprennent.
Ce sont les JMJ avant l’heure.

Si l’Esprit réunit les hommes, ce ne peut être que des hommes qui reconnaissent que « Jésus est le Seigneur » ; alors, chacun est investi d’une fonction, pourvu des capacités nécessaires pour l’accomplir et le fait dans la docilité à l’Esprit qui distribue à chacun selon son bon vouloir. Dès lors, il n’y a plus de rivalités, de jalousies, de dominations entre les humains. Il n’y a plus que des membres d’un même corps : le Christ dans lequel tous sont différents et nécessaires les uns aux autres, où l’unité et la communication ne se font pas entre les personnes pour l’avantage et à l’initiative de chacun, mais dans la docilité à l’Esprit et pour la Gloire de Dieu.
Il semble qu’en cette fête de la Pentecôte, nous qui sommes les témoins de ces « choses », n’ayons qu’une chose à faire : reconnaître. Et ceci dans les deux sens du mot. Reconnaître, c’est d’abord identifier en nous et dans les autres les manifestations de l’Esprit, nous savons qu’elles sont données, à nous de discerner. Reconnaître, c’est encore remercier le Père de nous avoir donné son Esprit et de nous permettre de le savoir. C’est ainsi que nous serons progressivement détournés de nous-mêmes et deviendrons capables de nous abandonner au souffle de l’Esprit.
Chaque baptisé reçoit le Saint-Esprit qui est là pour lui donner sa force, pour dominer les peurs qui peuvent l’habiter, et qui s’appellent la crainte, la timidité, la lâcheté, l’égoïsme, la vanité, le mensonge… L’Esprit-Saint est là au cœur de chacun et permet a qui sait l’écouter et le reconnaître de parler le langage de Dieu qui est amour.

Esprit-Saint, feu allumé par Jésus ressuscité, viens brûler encore aujourd’hui nos cœurs afin que, laissant tout pour suivre le Christ, nous découvrions la vraie joie des disciples. Envoie-nous au milieu de nos frères, au service du peuple de Dieu. Envoie-nous en plein monde, avec des hommes et des femmes au cœur apostolique. Envoie-nous au-delà des frontières, avec des témoins dévorés par le zèle missionnaire. Esprit d’Amour donne-nous, le courage de répondre à l’appel du Père, de l’Église et du monde !
Jean-Marie Quétier (diacre)