Relais Evangile - Basilique Saint Louis-Marie Grignion de Montfort

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Relais Evangile

Relais d’Évangile ‐ 33ème dimanche du temps ordinaire / B
14 novembre 2021
(Dn 12,1‐3 ; Ps 15 (16) ; He 10,11‐14. 18 ; Mc 13,24‐32)

« Mes Paroles ne passeront pas »

Après l’obole de la veuve, dimanche dernier, vu la proximité de la fin de l’année liturgique, l’Église Mère nous aide à soulever notre regard vers le « Haut » à travers le discours eschatologique mentionné spécialement dans le 13ème chapitre de l’évangéliste Marc. Après le commencement des douleurs (vv 5‐13) et la grande tribulation de Jérusalem (vv. 14‐23), le péricope d’aujourd’hui nous livre l’avènement du Fils de l’homme, ainsi que le moment de cet avènement qui reste voilé.

Le discours de Jésus ici se trouve juste avant la rentrée de Jésus à Jérusalem et le récit de la passion et la résurrection qui commence avec le 14ème chapitre. Tous ces contextes nous aident à comprendre le message de Jésus.

Saint Marc précise bien avant tout que Jésus s’adresse à ses disciples pas à n’importe qui mais à ceux qui sont déjà sur le chemin de la « sequela Christi ». Jésus parlait de sa venue mais en commençant par faire la liste de la détresse, de la souffrance, de la destruction du monde… avant que le Fils de l’homme vienne dans les nuées. Cette forme d’annonce nous rappelle la manière de Jésus quand il annonce sa passion ; il y a la mort, mais après il y a la vie, la résurrection. La destruction, la mort n’ont pas le dernier mot. La vie est plus puissante que la mort. En effet, Jésus renforce vers la fin de la péricope aujourd’hui : « Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas ». La Parole, c’est Jésus‐Christ même. Il est l’Éternel. Celui qui accueille, garde et pratique la Parole (Jésus) ne passera jamais. Écoutons cette exhortation du père de Montfort dans un de ses Cantiques : « Écoutons, amis fidèles, / Et gardons en notre cœur / Cette parole éternelle / Qui fera notre bonheur (…) ». (C 115,5)

Jésus n’a pas annoncé uniquement sa passion et sa résurrection. Il annonce en même temps aussi à ses disciples son départ vers le Père et son retour pour rappeler aux disciples qu’il ne faut pas être trop ensommeillé en cette vie. Il y a encore le chemin à parcourir. La destruction de ces éléments terrestres et mondains (soleil, la lune, les étoiles) symbolise aussi les choses mondaines à abandonner pour être attaché à Jésus. Désormais, ce qui est prioritaire pour les disciples c’est d’avoir le Maître comme un point de repère et non pas le cadre du monde. Et c’est cela qui donne espérance aux disciples. Cette espérance est marquée par le bourgeon du figuier qui germe. Un disciple doit être toujours un homme ou une femme d’espérance même dans la tribulation. Reprenons pour nous cette détermination de foi et d’espérance et cette exhortation de saint Paul dans la deuxième lecture d’aujourd’hui. Que nous vivions dans l’espérance du présent devant nous.

Jésus termine la péricope d’aujourd’hui, que personne ne connaît le moment de cet avènement, pas même le Fils, mais seulement le Père. Jésus nous met en garde de l’esprit calculateur. La connaissance de la date et de l’heure de l’arrivée de tout cela ne nous aide pas à veiller dans le calme. Au contraire, on serait dans une crise imaginable et une crainte montagneuse. Jésus dit que même le Fils ne connait pas. Même Jésus accepte d’être avec nous dans cette attente. Soyons toujours dans cet état de Paix dans l’attente avec foi, espérance et la Vierge Marie nous accompagne vers son Fils.

P Jean Marie Helpa RAKOTONDRAVAO SMM
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