Relais Evangile - Basilique Saint Louis-Marie Grignion de Montfort

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Relais Evangile

Relais d’Évangile
Le Saint Sacrement - 6 juin 2021
(Ex 24, 3-8 ; He 9, 11-15 ; Mc 14, 12-16.22-26)

Célébrer la fête du Saint Sacrement c’est célébrer le mystère de la présence de Dieu parmi nous et en nous. C’est le mystère central de notre foi. La présence Eucharistique est authentifiée par Jésus lorsqu’il dit : « Ceci est mon corps […]. Ceci est mon sang » (Mt 26, 26). « Chaque fois que vous ferez cela vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne » (1 Cor 11, 26). Par son corps et son sang, Jésus nous a laissé un trésor inestimable pour ceux qui en connaissent la valeur. Sous la forme du pain et du vin consacré, Jésus est bien vivant parmi nous. Il est grand le mystère de la foi, confessons-nous après la consécration à chaque Eucharistie.

Justement c’est un mystère très grand parce qu’il dépasse notre entendement et notre raison. Ce n’est pas un mémorial ni un simple geste comme certains le pensent ou le disent. Si Jésus n’est pas dans le pain, il n’aurait aucun sens de poser ce geste comme une simple mémoire. Pour nous catholiques nous croyons et c’est la vérité, Jésus est réellement présent dans ce bout de pain. Saint Jean nous rapporte ce que Jésus nous a dit à propos de son corps et de son sang. « Si vous ne mangez pas mon corps, si vous ne buvez pas mon sang vous n’aurez pas la vie en vous. Mon corps est la vraie nourriture et mon sang est la vraie boisson » (Jn 6, 53). Alors si Jésus n’est pas réellement présent dans le pain et le vin, inutile de communier. Un simple pain ne peut pas donner la vie éternelle. Il y a plein de choses à manger en ce bas monde pour nourrir le corps, Dieu nous a déjà tout donner, mais l’Eucharistie est toute autre chose. Ce n’est pas une nourriture qui passe, Jésus nous la donne pour transformer nos vies. C’est sa vie même qu’il nous donne. « Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel, quiconque mange de ce pain aura la vie éternelle » (Jn 6, 51). Voilà pourquoi Jésus nous donne son corps et son sang. Et Jésus ajoute : « Vos pères ont mangés la manne dans le désert et ils sont morts, mais moi je suis le pain de la vie » (Jn 6, 52). Voilà la différence entre l’Eucharistie et une nourriture ordinaire.

Saint Jean nous rapporte dans son Évangile que beaucoup de disciples n’étaient pas d’accord avec la parole de Jésus et sont partis le fait qu’ils ne comprenaient pas. Beaucoup n’ont pas compris et vont en rester à un sens littéral : « cet homme veut nous donner sa chair à manger et son sang à boire…mais, nous ne sommes pas cannibales ! » Bien sûr, ces paroles que Jésus prononce ne sont pas comprises au premier sens, mais elles sont à comprendre à travers le rite qu’il institue. Et Jésus était clair ; Il n’a pas dit : ce pain représentera mon corps ; ce vin représentera mon sang. Il a dit : « Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie ». Ce n’est pas toujours évident de comprendre le mystère qui est caché dans le pain et le vin. Ce n’est pas comme on explique un calcul mathématique, le seul moyen qui peut nous aider à comprendre c’est de poser un geste de foi. La séquence du jour dit : « Ce qu’on ne peut comprendre et voir, notre foi ose l’affirmer hors des Lois de la nature ». Ce mystère de la transsubstantiation n’est pas facile à croire, mais nous croyons et c’est l’objet de notre foi.

Jésus ne nous donne pas son corps et son sang pour donner, il nous les donne pour nous nourrir de lui-même afin que nous devenions lui-même. Dans l’Eucharistie nous avons la plénitude de toutes les grâces de Dieu qui fera grandir en nous sa vie. C’est pour cela que l’homme doit nourrir de l’Eucharistie avec le désir de tout recevoir de la part de Dieu. Parce qu’à travers la Communion, Dieu vient habiter réellement en nous, pour nous faire vivre de sa vie.

L’Eucharistie est la plus grande, la plus parfaite et la plus totale communion entre Dieu et nous que dans le Pain consacré. La solennité de ce jour est pour nous rappeler que l’Eucharistie est la mémoire vive de l’amour de Jésus pour le monde. Puisque nous communions au même Pain, nous avons part au même Corps, et nous devenons ce même Corps. « Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui ». Que la solennité de ce jour renouvelle notre foi et nourrit notre vie afin que notre propre vie soit toujours plus reconnue en celle de Jésus, une vie émerveillée et assimilée à chaque Eucharistie.

P. Jean Didereau DUGER, smm
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