Relais Evangile - Basilique Saint Louis-Marie Grignion de Montfort

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Relais Evangile

Relais d’Évangile
Dimanche des Rameaux et de la Passion – 28 Mars 2021
(Marc chapitre 14/1‐15‐47)

Avec le Dimanche des Rameaux et de la Passion commence « la Semaine Sainte » : les célébrations de cette semaine sont les plus significatives de l’année. Elles nous appellent à réveiller notre Foi et à méditer les événements les plus importants de l’histoire humaine. Il ne suffit pas d’entendre le récit de la Passion, il est important de le lire, de s’en imprégner… Pour aider un peu, voici quelques mots : D’une part, en ce qui concerne « la prière de Jethsémani » qui se situe au début des Heures dramatiques que Jésus va vivre dans une immense solitude. Et d’autre part, en ce qui concerne les derniers instants de Jésus.

Mais la solitude de Jésus, suivons‐le. Il annonce que « tous vont l’abandonner » (Marc 14‐27), que Pierre va le renier (14‐30). Il en prend trois pour être avec Lui en son agonie, et revient trois fois vers eux pour les supplier, mais « ils dorment » (14/33‐37) puis, tous, « l’abandonnant, ils s’enfuirent » (14‐50) et sur la Croix, il dira « Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m’as‐tu abandonné ? »

A Jethsémani

Cette scène tragique à laquelle l’évangéliste St Luc a donné le nom « d’agonie » s’ouvre par l’indication du lieu. La tradition situe Jethsémani au pied du mont des Oliviers.

« Restez ici, dit Jésus à ses disciples, moi je vais prier » Jésus a l’habitude de se retirer à l’écart pour prier. Mais cette fois il emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean, c’est le trio de ses amis. Il en a fait les témoins privilégiés des évènements importants de sa vie : le rappel à la vie de la fille de Jaïre (5‐37) et la Transfiguration (9/2). Comment pourraient‐ils être éloignés de Jésus au moment où il commence à ressentir « frayeur et angoisse », il a peur. S’il est triste « à mourir » c’est à cause de la solitude qui est la sienne. Il demande à ses trois amis de lui tenir compagnie, mais à quelque distance de lui. Epuisé, Jésus « tombe à terre » et il prie « pour que, s’il était possible cette Heure s’éloigne de lui ». L’Heure où, abandonné de tous il va être livré. Il jette à Dieu un émouvant appel.

Dans sa langue araméenne, il appelle « Abba » c'est‐à‐dire « Papa ». Dans la bouche de Jésus, c’est l’expression d’une conscience aiguë des liens uniques qui le relient au Père. Il sait que « tout est possible pour Toi » (verset 36). Jésus supplie son Père d’éloigner « cette coupe ». Il est tenté d’échapper à la mort qui l’attend. Mais Jésus dit Oui à son Père : « Non pas ce que je veux mais ce que Tu veux »

Derniers instants de Jésus : 15/33‐41

« Et à trois heures, Jésus cria d’une voix forte : Eloï, Eloï, Lama, Sabactani » ce qui veut dire : « Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m’as‐tu abandonné ? » Depuis son interrogatoire devant Pilate, Jésus n’a rien dit. Marc nous donne ici ses dernières paroles. Elles nous déroutent, comment les comprendre ? Jésus pousse un cri en sa langue natale, l’araméen. Ce cri est la supplication tirée du début du psaume 22. Dans son commentaire de l’Évangile de Marc, Jacques Hervieux écrit : « dans la bouche de Jésus, expirant, il n’y a pas un cri de désespoir. Mais l’évangéliste a voulu souligner l’immense solitude où se trouve Jésus mourant. En cet instant, Jésus a connu le fond de la détresse humaine. »

Ch 15/39 « Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu ». En la personne de ce centurion romain, c’est le monde païen qui est en train de se convertir. D’emblée, cet étranger donne à Jésus le plus haut de ses titres : « le Fils de Dieu. » Tandis que la foules des passants, les dirigeants en tête, n’ont que sarcasme envers Jésus crucifié, c’est d’un païen que vient l’expression de Foi la plus pure.

A la première ligne de cet Évangile de Marc, nous pouvons lire : « commencement de l’Évangile de Jésus‐Christ, Fils de Dieu » nous faisons bien le lien entre le premier mot de l’Évangile et un des derniers mots de l’Évangile de Marc qui est l’expression de Foi du centurion romain.

Prière pour ce temps de la Passion :

« Mystère du calvaire, scandale de la Croix, victime dérisoire Toi seul es le Sauveur.
Seigneur, ta Croix demeure dressée sur l’univers, sommet de notre Terre. »

P. Bernard NEVEU, smm
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